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La commune de Bouillé-Loretz

 

Limitée à l’Est par l’Argenton, la commune de Bouillé-Loretz se développe sur la plaine calcaire de Thouars. Son paysage est marqué par l’omniprésence de la vigne.

De nombreux enclos quadrangulaires et circulaires repérés en photographie aérienne semblent attester d’une implantation humaine ancienne sur le territoire.

Nous retenons plus particulièrement ceux localisés au lieu-dit les Noriot, datables de l’Age du Fer; et celui de la Sautais, interprété par Louis-Marie Champême comme un camp datable du Néolithique.

L’habitat se concentre autour du bourg et des hameaux tels que Glandes, les Landes, la Couture et Bréchanteau.

Le bourg, déjà très développé au début du XIXe siècle, conserve un habitat de qualité constitué essentiellement de maisons de maître. Elles adoptent deux ou trois niveaux (rez-de-chaussée, étage carré, étage de combles), organisés en travées régulières. A l’exemple de la maison sise au 79 rue Rabelais, elles utilisent un vocabulaire issu de l’architecture classique caractérisé par l’emploi de frontons segmentaires et triangulaires, de pilastres portant un ordre.

Les plus cossues mettent en œuvre la pierre de tuffeau taillée pour l’intégralité du parement de façade. A l’exemple de la propriété sise au 135 rue Saint-Vincent, quelques maisons prennent l’allure d’hôtels particuliers. Cette propriété déjà figurée sur le cadastre napoléonien s’organise autour d’une cour fermée de bâtiments. Elle est séparée de la rue par un muret surmonté de fers forgés, flanqué à l’angle d’un édicule richement sculpté.

Cette architecture de qualité, très répandue dans le bourg, atteste d’une forte prospérité aux XVIIIe et XIXe siècles. Elle semble perdurer au début du XXe siècle notamment grâce à la culture céréalière pratiquée à l’est de la commune, l’élevage au Sud-ouest et l’exploitation de la vigne au Nord-Ouest.

L'église: En partie détruite à deux reprises au XIVe et au XVIe siècle, l’église paroissiale est partiellement reconstruite au XVIIe siècle. Elle fait l’objet de restaurations au XIXe siècle, notamment entre 1894 et 1901 avec la reprise de la nef et la reconstruction de la flèche en pierre du clocher.

L’église se situe dans le bourg, bordée à l’Ouest et au Sud par une place qui devait autrefois accueillir le cimetière. Le plan de l’édifice résulte de plusieurs campagnes de construction. Il est rectangulaire avec un transept non saillant, et terminé par un chevet plat. La façade divisée en trois parties par des contreforts plats est percée d’un portail en arc brisé surmonté d’une rosace. A l’intérieur, la nef reconstruite au XIXe siècle est divisée en trois’ travées. Le voûtement du transept permet d’établir deux périodes de construction aux XVIe et XVIIe siècles: le bras sud couvert de voûtes d’ogives pénétrantes est datable du XVIe siècle; le bras nord avec ses deux travées de voûtes d’arrêtes séparées par un épais arc doubleau daterait plutôt du XVIIe siècle. Le chœur plus bas que la nef est épaulé à l’Est de contreforts d’angles. Il était autrefois éclairé par une grande fenêtre brisée, murée lors de l’installation du retable du chœur. Un clocher carré est aménagé à l’avant du chœur. La base du clocher date de la fin du Moyen Age. Elle conserve au rez-de-chaussée une voûte d’ogives à nervures prismatiques retombant sur des culots ornés de têtes humaines et de feuilles grasses. La cloche baptisée Madeleine, datée de 1711 est classée Monuments Historiques au titre des objets (date de protection: 20/09/1943).

L’église conserve des éléments anciens caractéristiques de la fin du Moyen Age et début du XVIe siècle: voûtes d’ogives pénétrantes, nervures prismatiques retombant sur des culots ornés de feuilles grasses sculptées. Elle conserve également trois retables en pierre peints.

Le Presbytère. Il n’existe pas d’étude historique de ce monument que le style et une inscription portée sur le portail permettent de dater de la fin du XVIIIe siècle.

Le presbytère se situe dans le bourg, séparé de la rue par un mur de clôture. Ce dernier est percé d’un large portail en plein cintre à bossage surmonté d’une inscription : « SUMPTIBUS D.D. JACOBI GODICHEAU PAROCHI AN D 1776 ». Un ange très érodé est sculpté au dessus de la clé ornée d’une volute. Une porte piétonne surmontée de l’inscription « DOMUS OPTIMA» double cet accès. L’inscription « DOMUS AMICA» à gauche du portail semble indiquer un deuxième accès piéton disparu. Le cadastre de 1814 figure la cour limitée par plusieurs bâtiments. Le logis se développe à l’Est. Il affecte un plan rectangulaire à deux niveaux organisés en trois travées régulières. La travée centrale, sous fronton triangulaire, est soulignée par l’emploi de tuffeau taillé. Un fronton segmentaire coiffe la porte d’entrée. La toiture en croupe est couverte de tuile ronde.

Cet ancien presbytère est construit avec une grande qualité. Le portail se distingue par son décor.

A 2 km à l’ouest du bourg, la commanderie de Puy-Pirault dépendait de la commanderie de la Lande de Verché. Seule subsiste la chapelle, difficilement visible depuis la voie publique. Elle adopte un plan rectangulaire terminé par un chevet en hémicycle. La façade d’époque Moderne (XVIIIe siècle), surmontée d’un campanile, est percée d’une porte en plein cintre encadrée de pilastres portant fronton.

L’abbaye Bénédictine Saint Léonard de Ferrières est isolée au nord-ouest du bourg, en lisière de bois. "L'Anjou historique" de juin 1909 fait remonter la fondation du monastère à l'année 979, sous Louis le Débonnaire, sous la forme d'un Prieuré, la maison de Sanzais en réclamant le titre de fondateur. Les archives de l’abbaye précisent que l’établissement religieux est fondé par Geoffroy de Doué qui le lègue à l’abbaye de Tiron dans le Perche. Le cartulaire de Chambon fait pour la première fois mention de l’abbaye de Ferrière en 1172.

L'abbaye conserve une partie de l’église ruinée et un corps de logis. Très remanié au XIXe siècle, ce dernier conserve au Nord des fenêtres à meneau et traverse sous lucarnes hérissées de choux frisés. Un escalier en vis, logé dans une tour d’angle circulaire, dessert les étages. La façade sud-est entièrement reprise dans le style néo-gothique. A l’Est, un long bâtiment flanqué d’un pavillon carré ouvert de trois niveaux de fenêtres en plein cintre pourrait dater du XVIIIe siècle.

L’Abbaye semble conserver quelques vestiges anciens (Tour de châtelet, église, logis).

La commune conserve un lavoir à la sortie du hameau de Bréchanteau. A ciel ouvert, il est alimenté par une source et possède un bassin quadrangulaire irrégulier. Il ne présente pas d’intérêt architectural particulier. On notera cependant qu’il se situe sur l’itinéraire de randonnée balisé jaune "sentier le Rabelaisien".

Le moulin à vent des Roches n’est pas figuré sur la carte de Cassini réalisée au XVIIIe siècle. II apparaît en revanche sur le cadastre de 1814. Son installation semble donc dater de la fin du XVIIIe siècle ou des premières années du XIXe siècle.

Le moulin à vent se situe au lieu-dit les Roche, à 700 m. environ à l’ouest du bourg. Il s’agit d’un "moulin-cavier" de type masse, constitué à l’origine de trois parties: une masse, une tour, une cage en bois. Cette dernière, autrefois installée au sommet de la tour conique accueillait le mécanisme. La force était transmise grâce à un long arbre en bois traversant la tour. Les meules étaient installées dans la masse couverte d’un toit à deux pans.

Ce type de moulin est spécifique à la région angevine. Le moulin des Roches est le seul exemple conservé en Argentonnais.

La commune est connue pour l’exploitation de son vignoble largement étendu, un territoire ayant droit à l’AOC "Anjou, Anjou Village et Saumur Effervescents". On y rencontre plusieurs exploitations viticoles dont le domaine de la Grottenelle aux Landes. Située au cœur des vignes, la propriété close de bâtiments est accessible par un portail à piliers. La maison du maître, à trois niveaux sous toiture mansardée, se distingue par sa façade ordonnée de six travées régulières. Elle est prolongée par un bâtiment de dépendance à deux niveaux percés de petites ouvertures cintrées. Au centre, un pigeonnier carré surmonte la toiture. La cour rectangulaire accueille d’autres annexes agricoles plus récentes que l’emploi de brique industrielle permet de dater du dernier tiers du XIXe ou du début du XXe siècle.

Aussi, la commune conserve une cabane de vigne à 200 m. au nord du lieu-dit Chantemerle. Située sur une parcelle isolée, elle est accessible par un chemin privé que nous n’avons pu emprunter.

La commune est traversée par l’ancienne voie des Tramway des Deux-Sèvres: Argenton-Château-Montreuil-Bellay. Une gare aménagée à la sortie est du bourg en est le dernier témoin. Elle présente une architecture caractéristique. Le bâtiment de plan rectangulaire à deux niveaux s’organise selon deux travées percées de fenêtres cintrées. Sur le pignon, une plaque gravée "BOUILLE-LORETZ" précise le nom de la station. Ce bâtiment se distingue des simples stations aménagées dans les communes d’Ulcot, Breuil-sous-Argenton et Bouillé Saint-Paul.

La commune est traversée par l’itinéraire de randonnée balisé jaune "sentier le Rabelaisien".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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